Le 31 janvier 1943 le maréchal Von Paulus se rend aux Soviétiques à Stalingrad.
La 6ème Armée qu'il commandait, capitule le 2 février. L'offensive allemande à l'est est stoppée.

Les Soviétiques engagent à partir de cette date plusieurs offensives en direction de l'ouest pour libérer les différents territoires conquis par l'Allemagne.
1943
du 20 février au 18 mars, bataille de Kharkov
du 7 août au 2 octobre, bataille de Smolensk
du 27 août au 23 décembre bataille du Dniepr rejetant les Allemands à l'ouest
1944
A partir du 23 juin, pendant deux mois, les Soviétiques ont avancé de 600 kilomètres vers l'ouest sur un front de 1000 kilomètres de large s'étendant de la mer Baltique à la mer Noire. Il s'agit de l'Opération Bagration.
Au centre et au sud, la Biélorussie, la Moldavie, une partie de la Lituanie, de l'Estonie et de la Pologne ont été libérées.
L'Armée Rouge pénètre en Roumanie d'où elle lancera des offensives vers la Hongrie, l'Autriche, la Slovaquie, la Yougoslavie.
Budapest est assiégée du 29 décembre 1944 au 13 février 1945.

1945
le 26 janvier et le 3 février, deux têtes de pont sont réalisées sur l'Oder.
Pologne : le 1er Front Ukrainien (le front est l'équivalent d'un groupe d'armées) avance d'est en ouest vers la Silésie.
Les villes de Kielce, Cracovie (Krakow), Katowice, Gleiwitz sont reprises en janvier.
Breslau est assiégée du 13 février au 6 mai.
Le 12 mars les troupes soviétiques sont le long de l'Oder et de la Neisse.
Tchécoslovaquie : les 2ème et 4ème Fronts Ukrainiens progressent depuis l'est.
Le 30 mars le 3ème Front Ukrainien pénètre en Autriche.
Bratislava est prise le 4 avril, Vienne le 10 avril.
13 avril, le 1er Front Ukrainien fait la jonction avec l'armée américaine à Torgau.
18 avril, la 3ème Armée américaine traverse la frontière tchécoslovaque.
Brno et Ostrava sont prises le 24 et 30 avril.
5 mai la résistance tchécoslovaque déclenche un soulèvement à Prague; des combats se déroulent à Olmütz.
6 mai la 97° Division d'infanterie du 5° Corps de la 3ème Armée américaine occupe Pilsen.
Le 12° Corps avance en direction de Prague mais est arrêté.
Les accords entre les alliés prévoient que la Tchécoslovaquie soit occupée par les Soviétiques.
9 mai, libération de Prague par le 1er Front Ukrainien.
11 mai les 1er et 2ème Fronts Ukrainiens établissent le contact à Pilsen avec l'armée américaine après avoir éliminer les dernières poches de résistance allemande.
13 mai toute la résistance allemande cesse en Tchécoslovaquie.

La région de Freiwaldau - Jésénik se situe entre les lignes de front américaine à l'ouest  et soviétique à l'est. 
Elle sera libérée par les Soviétiques.

 

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 Groupe de prisonniers18 avril 1943

"Même si nous étions désinformés nous n'étions pas complètement dupes. A partir de 1943 nous voyions passer régulièrement des bombardiers.
En pleine nuit l'usine de Freiwaldau brûla. Elle employait des prisonniers anglais. Le bruit se répandit qu'ils avaient organisé un sabotage. Avant de quitter le travail en fin de journée, ils avaient allumé une bougie plantée dans un tas de sciure ou de copeaux. En se consumant lentement, l'incendie de déclara en pleine nuit.
Nous avions appris avec retardement qu'un débarquement militaire avait eu lieu en Normandie. Nous savions que les Russes progressaient d' est en ouest.
Nous avons pris pleinement conscience de la situation au début de 1945. Plus on avançait dans le temps, plus nous croisions des réfugiés venant de l'est. Environ deux mois avant notre libération, la région vivait dans le chaos. Les réfugiés tournaient en rond. Bien sûr nous ne savions pas qu'Hitler avait ordonné à la population de l'est de rester sur place pour résister aux envahisseurs afin que les troupes engagées soient motivées pour défendre les civils, et ce sous peine de mort, je crois. Plus au nord et à l'ouest, les réfugiés devaient rencontrer des difficultés pour franchir la Neisse ou l'Oder. Je me rappelais alors la réflexion d'un Allemand au début de ma captivité qui nous disait : après la guerre l'Allemagne sera là, il levait le bras en étendant la main assez haut, l' Angletterre sera là, il baissait un peu le bras et la France sera là et il baissait le bras encore plus bas. Pour l'instant l'Allemagne était en train de baisser bas, très bas, même. Nous étions au courant du bombardement de Dresde, pas si éloignée de la région, qui eut lieu du 13 au 15 février 1945. Nous avions récupéré un prisonnier français qui avait échappé au drame. Il nous expliqua ce qu'il avait vu. Tout n'était que feu et ruines. Les personnes qui cherchaient à fuir un pâté d'immeubles ne pouvaient pas franchir une chaussée sous peine de se retrouver brûlées et consumées par le bitume qui fondait sous l'effet de la chaleur. Il était traumatisé.

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Grössenberg 1944, Maurice BOUSSUGE est au centre

Plus on approchait de l'échéance plus la population allemande était inquiète. D'ailleurs les Göttlich me faisaient déjà des allusions pour que je reste.
Tout le printemps n'a été que convois de réfugiés ne sachant où aller. Nous n'étions pas au courant des comportements des soldats russes avec les civils, nous le découvrirons, plus tard, à notre tour."