A la fin de la première guerre mondiale,
Georges Clémenceau est ministre de la guerre
Philippe Pétain est chef d’état major de l’armée
Ferdinand Foch, chef de l’état major des forces interalliées sur le front occidental
Louis Franchet d’Espérey, commandant en chef des armées alliées d’orient

Il n’ya pas de commandement  en chef interarmées.
Existent :

le Conseil supérieur de la défense nationale, organisme d’étude qui réunit les ministres de la guerre, des affaires étrangères et de l’intérieur,
le Conseil supérieur de la guerre qui réunit les généraux des différentes armes en présence du chef d’état major mais sans le ministre, pour préparer des mesures de mobilisation humaine, économique et administrative en période de guerre.
La Chambre des députés et le Sénat disposent de commissions de l’armée chargées d’exercer une mission de contrôle.

Les principaux acteurs de la défense nationale vont être les mêmes.
Georges Clémenceau reste ministre de la guerre jusqu’en 1920.
André Maginot, Paul Painlevé, Edouard Daladier, marqueront la période en raison de leur longévité au portefeuille de la guerre puis de la défense nationale.
Philippe Pétain, maréchal de France, est général en chef de l’armée française jusqu’en 1931.
Ferdinand Foch, maréchal de France, est vice président du Conseil supérieur de la guerre de 1919 à 1920 ; il sera remplacé par Philippe Pétain de 1920 à 1931.
Un Secrétariat général permanent du Conseil supérieur de la défense nationale, première structure interarmées pérenne, est créé en 1921.
Le général Maxime Weygand succède à Philippe Pétain à la tête de l’armée de 1930 à 1931, auquel succèdera le général Maurice Gamelin jusqu’en 1940.
Albert Lebrun, futur président de la république est président de la Commission de l’armée du Sénat de 1923 à 1931.

Les leçons de la première guerre ne seront pas tirées pour créer un commandement unique interarmées. Avec la création de l’armée de l’air en 1934, le débat entre partisans et opposants est tendu. L’air et la marine craignent pour leur prérogative et leur indépendance.
En 1938  est créé le poste de chef d’état major général de la défense nationale confié au général Gamelin, chef d’état major de l’armée de terre. Ce poste est un poste de coordination, sans plus. Il ne permettra pas de faire la différence lorsque la France subira l’attaque allemande de mai 1940.

Pour aller plus loin : le Grand Quartier Général