Le programme d’armement 1937 – 1940 prévoit de doter chaque division d’infanterie de trois compagnies antichars. Elles peuvent être rattachées à un régiment et former sa 14° compagnie ou à une demie – brigade et être sa 6° compagnie. Leur armement est le canon de 25 mm, modèle 1934 ou 1937. Les pièces sont tractées par des petits véhicules blindés sur chenillettes ou des automobiles tous terrains. La traction hippomobile est encore en vigueur. Leur constitution va se révéler assez lente. Il était prévu de mettre sur pied et d’instruire des compagnies jusqu’au 15 juin 1940. Pour mémoire les troupes allemandes venaient de franchir la Seine. Le repli des unités et la désorganisation de l’armée vont bien souvent empêcher les compagnies anti – chars de rejoindre leur affectation.

L’organisation et l’utilisation de ces unités vont être souvent compromises par l’utilisation de la traction hippomobile, incompatible avec la guerre de mouvement qui se déroulait. Un peu plus d’une centaine de compagnies anti – chars seront mises sur pied. Toutes les divisions ne seront pas pourvues.

Les compagnies divisionnaires anti – chars (C.D.A.C.) de type Nord - Est

25 compagnies ont été mises sur pied en temps de paix :
18 pour les divisions d’infanterie, dont 9 motorisées
4 pour les divisions d’infanterie nord-africaine
1 pour la division d’infanterie d’Afrique
2 pour le Levant

35 sections ont été mises sur pied à la fin de l’année 1939. Elles sont formées sur la base de sections de trois canons légers de 25 mm pour les régiments d’infanterie, soit 11 à 12 compagnies supplémentaires.

Il est demandé par l’état - major au début de 1940, de former les unités suivantes :
4 sections pour les 5° et 17° bataillons de chasseurs à pied, soit 12 pèces
33 compagnies de type Nord – Est à quatre sections de canons de 25, soit 396 pièces pour :
22 divisions d’infanterie 
1° division motorisée
82°, 87° divisions d’infanterie d’Afrique
5°, 6° divisions d’infanterie nord – africaine
7 divisions d’infanterie coloniale (1 à 7)

La mise sur pied doit se faire jusqu’au 31 avril 1940

Le 20 février 1940 l’état – major demande la formation de 9 compagnies avec chenillettes pour :
7°,8° divisions d’infanterie nord – africaine
1°, 2°, 17° divisions d’infanterie
1° division d’infanterie polonaise
8° division d’infanterie coloniale
brigade polonaise du Levant
4° division cuirassée

Les compagnies anti – chars de type Nord – Est sont au nombre d’environ 80.

Les compagnies divisionnaires anti – chars (C.D.A.C.) formées par les dépôts d’instruction destinées à l’infanterie

A partir de la fin novembre 1939, il est décidé que les dépôts d’instruction d’infanterie formeront des sections anti – chars, à raison de deux sections hippomobiles à trois pièces et une section de remplacement. Elles seront instruites par le Centre pratique de tir de l’Infanterie et des Chars de Granville. Selon les instructions reçues, elles seront directement affectées dans les unités qui les utiliseront.
La mise sur pied pour l’instruction doit débuter à partir du 10 décembre 1939 selon une répartition de 28 dépôts d’instruction en cinq séries. Le 15 décembre il est précisé que l’instruction sera délivrée par compagnie et non plus par section.
En deux mois, décembre 1939 et janvier 1940, il est prévu de porter de 24 à 79 le nombre de sections à instruire. Fin février 1940, 20 compagnies ont été mises sur pied. Il est décidé d’en former 18 supplémentaires dont cinq qui seront affectées à la réserve générale.

Les compagnies divisionnaires anti – chars de l’infanterie sont au nombre de 38.