08 février 2010

La vie de prisonnier

Numéro matricule de prisonnier Erkennungsmarke 3292/101"Vivaient à la ferme une femme mariée dont l'époux était mobilisé et ses beaux-parents. Je l'appelais la patronne car elle et son mari étaient les fermiers, les beaux-parents, le vieux et la vieille. Lui était presque aveugle et ne pouvait plus travailler. Les deux femmes abattaient l'ouvrage. Un beau-frère les aidait mais elles avaient besoin d'un ouvrier agricole comme on dit aujourd'hui.La ferme n'était pas très grande : culture de céréales et de pommes de terre, quelques... [Lire la suite]

09 février 2010

Fuchs le cheval, mon compagnon

"En Auvergne je n'étais pas familier des chevaux. Il y en avait peu dans les fermes, les boeufs et les vaches étaient attelés. J'appris à les harnacher, les atteler, les conduire, les entretenir, les nourrir. Le premier cheval que l'on me confia avait 14 ans. Je ne l'eu pas longtemps. Il mit une jambe dans un trou profond alors que je labourais. Il se fractura le fémur et fut abattu. Ce fut la catastrophe; je n'ai pas souvenir de m'être fait réprimander.   Adelsdorf, Avec Fuchs le 16 mars 1943   Le nouveau cheval des... [Lire la suite]
09 février 2010

La vie à l'Arbeitskommando Arb.Kdo 207 d'Adelsdorf

"Nous étions installés à Freiwaldau dans des baraquements fermés et gardés la nuit. Nous étions quelques dizaines à travailler dans les fermes. Une des grandes occupations était de se nourrir le mieux possible avec ce qui pouvait arriver dans les colis et ce que nous volions chacun en fonction de nos possibilités. Je volais des oeufs, du beurre et d'autres denrées. De temps en temps je "déménageais" une poule sous ma capote. Bien sûr quand la vieille ou la patronne constatait qu'une poule avait disparu, je n'étais pas au courant.... [Lire la suite]