Circulaire du 24 novembre 1939 de la direction de l’Infanterie

Le 161° Dépôt d’instruction d’Albi doit constituer une section hippomobile anti – chars à 3 pièces qui sera affectée au 122° régiment d’infanterie après avoir été instruite au Cours de tir pratique de l’Infanterie et des Chars de Granville

Circulaire du 26 février 1940

La 509° compagnie est de réserve générale et sera affectée à la 1° Armée

Circulaire du 18 avril 1940 de la direction de l’Infanterie

Le 161° dépôt d’instruction d’Albi doit constituer une compagnie anti – chars de réserve générale qui sera affectée à la 32° division d’infanterie. Elle sera numérotée 509°.

Circulaire du 23 avril 1940

La compagnie anti – char sera mise sur pied au rang 32 sur 38, d’où parfois sa dénomination de 32° compagnie anti – chars

Circulaire du 22 mai 1940

Le 161° dépôt d’infanterie d’Albi enverra le personnel en stage à Granville le 2 juin 1940 et devra être à Saint – Cyr – l’Ecole pour percevoir son équipement le 10 juin

Juin 1940

Le personnel fournit par le 161° dépôt d’instruction sera rattaché au 163° dépôt et formera la 14° compagnie du 142° régiment d’infanterie de la 240° division légère d’infanterie. La date de départ aux armées est fixée au 11 juin 1940.

Pour en finir avec le 142° régiment d’infanterie

La 16° demi-brigade doit prendre le 1er juin 1940 l’appellation 142° régiment d’infanterie qui venait d’être créé le 28 mai. La désignation de 16° demi-brigade sera conservée.
Quelle est l’histoire de cette demi brigade ?
Le 14 mai 1940, la 8° division d’infanterie se voit attribuer le Groupement d’Unités d’Instruction 16 (G.U.I. 16). Le général commandant la division est libre d’en faire ce qu’il veut.
Le G.U.I. 16 est composé du 3° bataillon d’infanterie, du 21° bataillon du 15° RI, du 21° bataillon du 159° RI et du 21° bataillon de la 7° demi-brigade de chasseurs.
Le 22 mai le 16° G.U.I. est organisé en 16° demi-brigade. Il reçoit le 28 mai le 21° bataillon du 8° RI.
L’unité est engagée avec la 8° DI dans la bataille de l’Aisne, du 8 au 11 juin.
Elle suit son repli à partir de Villers – Cotterêts dans une large courbe contournant Paris par l’est, en combattant à Courcelles, près de Dormans sur la Marne, pour arriver à La Tombe, sur la Seine en amont de Montereau. Elle franchit l’Yonne pour se diriger vers Sully-sur-Loire et Gien. La majorité de ses hommes est capturée lors de ce dernier mouvement le 18 juin.

Les archives consultées mentionnent surtout la 16°demi-brigade, rarement le 142° RI.
Le général Dody, commandant de la 8° DI, a écrit ne pas avoir été informé de ce changement d’appellation et demande que les distinctions pour ses hommes soient décernées au nom de la demi-brigade.

Mais comme une des principales forces de l’armée française en 1940, même au plus fort de la bataille et de la déroute qui se vivait, était sa bureaucratie, une partie des hommes de la 509° CDAC a été affecté au 142° RI. Leurs documents militaires le prouvent. Elle se basait d’une part sur la création de l’unité et l’affectation prévue début juin 1940 de la 509° au 142° RI. On voit bien la déconnection de l’état-major de la situation sur le terrain au vu de l’historique de la mise sur pied de la compagnie, mais il était prévu sur le papier que !
A ma connaissance quasiment aucune unité mise sur pied tardivement est montée en ligne vers le nord et l’est pour renforcer les armées qui étaient bien souvent dépassées. L'armée était en pleine retraite, conformément aux ordres du commandant en chef, le général Weygand.