11 juin
Venant du sud de la France par chemin de fer le Régiment d'infanterie coloniale du Maroc débarque dans plusieurs gares à l’ouest de Paris
1er bataillon : Trappes
2ème bataillon : Versailles Matelots
3ème bataillon : Aulnay sur Mauldre
C.H.R. : Epône
C.D.T.,C.R.E., E.M. : Maule
les lieux de débarquement sont éclatés dans un rayon de 26 km à vol d’oiseau

Mission : tenir la rive gauche de la Seine de Rosny à Jeufosse
le P.C. du régiment s’installe à Saint-Chéron
le 2ème bataillon prend position à l’ouest de Chauffour

12 juin
Front du régiment sur une ligne Pacy – Chaignes – Chauffour
1er bataillon entre Pacy et Chaignes puis à Hécourt
2ème bataillon entre Chaignes et Chauffour - Points d’Appui à Chaignes et Chaignolles
3ème bataillon au sud de la ligne de front

Ordre de repli pour tenir la position entre Anet et le confluent de l’Avre et de l’Eure (Saint-Georges-Motel)

13 juin
Ordre de tenir la rive gauche de l’Eure

P.C. Les Nonains
1er bataillon tient tous les passages de l’Eure de Sorel-Moussel à Saint-Georges-Motel
2ème bataillon tient les Points d’Appui : Anet – Saussay – Croth
3ème bataillon : Saint Illiers les Bois – Villiers en Désoeuvre – Nord de Guainville
Attaque ennemie sur la ligne tenue par le 3ème bataillon
Ordre de repli pour tenir un front en saillant :
du confluent de l’Avre et de l’Eure jusqu’à Ivry la Bataille en passant par la vallée de la Vesgre jusqu’à Berchères-sur-Vesgre, puis par une ligne reliant Bû en passant par La Haye

Le 1er bataillon est renforcée par la 509ème compagnie divisionnaire antichar
Le 2ème bataillon est renforcé par la 508ème compagnie divisionnaire antichar

14 juin
P.C. à Abondant avec le 3ème bataillon, C.D.T. et C.R.E.
1ére et 2ème compagnies en contact avec l’ennemi du pont d’Anet au pont de La Ferme Brûlée
l’ennemi franchit le pont de La Croix Pageot, progresse sur Saussay et Anet et attaque Rouvres
attaques repoussées

Ordre de repli

RICM 11-14 Juin 1940 001

15 juin
9h45 ordre donné par le colonel du R.I.C.M. : tenir une ligne de front entre Châteauneuf-en-Thymerais et Achères
P.C. Gatelles
A l’ouest
1er bataillon : de Châteauneuf-en-Thymerais à la Touche où la liaison sera recherchée avec le 2ème bataillon qui est à Chêne-Chenu
Dispositif
P.C. du 1er bataillon à Villette-les-Bois – chef de bataillon Bachetta
1ère section de la 1ère compagnie, compagnie d’accompagnement du bataillon, 1 section – lieutenant de Beauregard
Châteauneuf-en-Thymerais : 3ème compagnie – lieutenant de Reals, 4ème section de mitrailleurs, 2 sections de la 509ème compagnie divisionnaire antichar
Saint-Sauveur : 2ème compagnie – capitaine Vercier, 2ème section de mitrailleurs, 1 section de la 509ème compagnie divisionnaire antichar
La Touche : 1ère compagnie – capitaine Vittet, 3ème section de mitrailleurs, 1 section de la 509ème compagnie divisionnaire antichar

A l’est
2ème bataillon : points d’appui de Chêne-Chenu 6ème compagnie, Achères 5ème compagnie, Le Boullay d’Achères, Landauville, Theuvy
P.C. du 2ème bataillon à Theuvy
1ère et 3ème sections de la 6ème compagnie
3ème bataillon en 2ème échelon : points d’appui de Thimert, Guillandru, Ecublé, Le Mage
17h00 fin de la mise en place du dispositif

Chaque village est organisé en point d’appui.
L’ordre de repli du régiment devait intervenir dans la nuit du 15 au 16, mais il est reporté avec consigne de tenir le front et de créer des réduits au sein des points d’appui 

16 juin

PA RICM 15-16 JUIN 1940 001

1h30 mise en alerte des unités
7h15 l’ennemi attaque Châteauneuf et Saint-Sauveur par éléments motorisés
bombardement des Points d’Appui et manoeuvre d’infiltration par les larges espaces entre les P.A.
10H15 Saint-Sauveur est encerclé – attaque en 5 vagues successives
Effort principal de l’ennemi sur Châteauneuf, Saint-Sauveur, La Touche, Villette et Guillandru
Châteauneuf et Saint-Sauveur tombent en fin de matinée suite à épuisement de munitions
16h40 Châteauneuf, Saint-Sauveur et Thimert sont considérés comme définitivement perdus
Forte pression sur Ecublé et Villette, La Touche tient encore mais cèdera en fin de journée
19h40 le général commandant la 8° DLIC ordonne le repli

La journée a fait de nombreuses victimes